L’capelle d’Hennequin (La chapelle d’Hennequin)

La chapelle d’Hennequin

DESCRIPTION :

Elle se trouve près de l’ancienne ferme de M. Jules Renard et avait été dédiée à Notre-Dame de la Délivrance. Cette chapelle est situé à l’angle de la rue de Rolleghem et de la rue du Compas (ancien sentier qui était appelé « Le gravier du Compas »). Une statue de Notre-Dame des Victoires est placée à l’intérieur de la petite chapelle.

UN PEU D’HISTOIRE :

En 1852, un acte de l’étude du Notaire Vanoverschelde du 11 novembre, donne un inventaire au lieu mortuaire de Monsieur Alexandre d’Hennequin : « Son épouse, Marie, Angélique, Joseph Pollet, jadis observait que pendant le mariage il avait été construit à la ferme habitée par les époux D’Hennequin et appartenant au défunt : un fournil, une CHAPELLE, un mur et un plancher au grenier, le tout pour une somme de six cent septante cinq franc. » La construction de la chapelle était le résultat d’une promesse. Les époux Alexandre, Joseph D’Hennequin avaient perdu deux de leurs enfants et il ne leur restait plus que Marie-Apolline. Cette dernière devint malade. Les parents craignant une nouvelle séparation, firent la promesse d’élever une chapelle à Notre-Dame de la Délivrance. Ils furent exaucés et mirent bientôt leur promesse à exécution.

 

Notre-Dame de la Délivrance

En 1895, lorsque fut projeté le pavé de la rue de Rolleghem, la chapelle fut rebâtie selon l’alignement, car elle se trouvait sur le territoire exproprié. De fait, elle demandait déjà d’être reconstruite à cette période, car un arbre qui bordait la route, en ployant sous la force du vent, avait disloqué le petit sanctuaire.

Le lundi 8 février 1954, des gamins prirent la Vierge et la brisèrent le long du gravier du Compas. Monsieur et Madame Jules Renard, propriétaires de la chapelle, manifestèrent le désir d’y placer une nouvelle statue.

Le vendredi 14 mai 1954, à 20 heures, Monsieur l’abbé Georges Moerman, alors vicaire à Saint-Barthélemy, a béni la nouvelle statue de Notre-Dame de la Délivrance. Quatre-vingts personnes assistèrent à cette cérémonie. Elles ont récité le chapelet et chanté le cantique à Notre-Dame des Sept Douleurs.

De nos jours, la petite chapelle est encore bien entretenue.

LA DÉVOTION :

Les personnes viennent y prier pour obtenir l’assistance de la Mère du Ciel et pour être « délivrés des maux ».

Jadis, lorsque dans une maison du voisinage, il y avait un malade, on venait faire brûler des bougies et demander à la Vierge de lui donner, s’il devait mourir, une « agonie paisible » et mieux encore, s’il cela était possible, de la guérir.

Sources qui ont inspirées cet article : Les Chapelles de Mouscron par Charles-Clovis Selosse, 1972