Saint Achaire (évêque de Tournai) et sa chapelle

La chapelle en 1960

Sources qui ont inspiré cet article : Les Chapelles de Mouscron par Charles-Clovis Selosse, 1962

LA DESCRIPTION :

La petite Seigneurie se Saint-Achaire était situé sur Mouscron et Luingne. La chapelle Saint-Achaire se trouve dans la rue de Rolleghem, en face de la rue Saint-Achaire.

UN PEU D’HISTOIRE :

À l’origine, on l’invoquait contre le dérangement d’esprit. Les malades passaient la nuit dans l’attente de la guérison. Un compte de l’église, datant de 1519-1520, mentionne déjà la chapelle Saint-Achaire et qu’il s’agit bien, selon les historiens, de la chapelle qui subsiste encore aujourd’hui.

Dans les anciennes archives Mouscronnoises, nous voyons ce lieu appelé : « La croix Saint-Achaire » et plus tard « la chapelle Saint-Achaire. »

Le petit buste de Saint-Achaire

Pourquoi cette désignation de « croix Saint-Achaire » ? La légende tend à nous faire croire que cet illustre évêque de Tournai, en 621, aurait évangélisé les habitants encore idolâtres de Mouscron, et qu’une croix plantée par ses mains serait restée comme souvenir de son passage et de ses succès apostoliques !

En 1897, le 20 décembre plus précisément, la chapelle est achetée par un fermier en même que le terrain sur lequel elle se trouvait. La chapelle est dotée d’une lourde porte. À l’intérieur, dans une niche, apparaît un buste du Saint du XIIIème siècle.

Au cours des années, il a été envisagé de redresser et de rénover la rue de Rolleghem, ce qui aurait fait disparaître la chapelle ou l’aurait déplacée de son site historique. Une requête a été adressée, en février 1958, à la Commission royale des Monuments, pour que soient protégées la seigneurie Saint-Achaire (ferme Saint-Achaire aujourd’hui) et la chapelle jusqu’ici décrite.

La chapelle a été rénovée, elle est toujours à son emplacement originel.

 

La chapelle dans son état actuel

LA DÉVOTION :

 

La pratique des bouts de cordons ou de bouts de linges et même de chiffons (berlouffes), vient d’une vieille dévotion où l’on sert le Saint pour obtenir la guérison de fièvres.

La médecine ayant beaucoup évoluée, cette pratique a fortement disparue, même si de temps à autres, de petits bouts de corde ou de chiffons y font encore quelques apparitions.

De nos jours, les barreaux de la porte de la chapelle sont encore remplis de petits morceaux de cordons ou de linges (berlouffes), ce qui étonne encore ceux qui ne sont pas au fait de cette vieille pratique.